Plus de dix ans après la mise en service de la ligne A du tramway d’Angers (49), le réseau de transports de la ville va être enrichi de deux nouvelles lignes. Les 10 km de voies permettront de relier le centre-ville d’Angers aux quartiers de Belle-Beille à l’ouest, de Monplaisir à l’est et de la Roseraie et de desservir, au total, 100 000 Angevins soit 35 % de la population. Les stations et rames seront également accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR).
Le groupement composé de l’agence Eurovia d’Angers (mandataire) et NGE mène – d’août 2020 à octobre 2022 – les travaux d’assainissement superficiel et de réseaux, les voiries et trottoirs de façade à façade, les bordures de gabarit limite d’obstacle (GLO) ainsi que les revêtements finaux composés du carrefour en béton désactivé avec la pose de plat acier, la réalisation des 7 stations accompagnées des bordures de quai et des dallages bétons et finalement les palis de schiste entre les rails.
Réalisé en hyper centre, ce chantier a fait l’objet d’un phasage complexe nécessitant la présence de 5 équipes en permanence pendant 2 ans et demi.
Ancré dans une démarche d’économie circulaire, ce projet a encouragé la mise en place de mesures compensatoires telles que la replantation d’un arbre pour chaque arbre coupé mais aussi de favoriser les mobilités douces comme les cheminements piétons et les voies cyclables.
L’éco-traceur, une innovation primée du Grand Prix de la région Ouest et du prix coup de cœur à l’échelle du groupe VINCI dans le cadre du Prix de l’Environnement 2021, a été conçu sur ce chantier. Cette bombe de peinture zéro déchets, et 100 % rechargeable jusqu’à 300 fois vise le remplacement des bombes jetables et permet de réduire les déchets et coûts associés. Celles-ci sont utilisées sur chantier afin de réaliser les marquages au sol. L’éco-traceur permet d’éviter la consommation de plastique et de métal liée à la production de l’emballage mais aussi de réduire les émissions de gaz à effets de serre et d’éviter la production et la dispersion d’aérosols. À terme, l’objectif de cette initiative – déployable sur d’autres chantiers – est de substituer les solvants chimiques contenus dans la peinture afin de les remplacer par de l’eau.
Ce chantier permettra également à des personnes éloignées de l’emploi de réaliser un total de 12 000 heures d’insertion.