Pour répondre aux objectifs de transition écologique fixés en 2022 par le Département avec la FRTP et le Syndicat Routes de France Bretagne, des travaux de réhabilitation ont été engagés à Trémeur et Lanrelas sur des axes essentiels pour les déplacements quotidiens.
Le Département des Côtes d’Armor a ainsi engagé deux opérations de réhabilitation de chaussées sur la RD 52 : à Trémeur (entre le bourg et la RD 61) et à Lanrelas (jusqu’à la RD 793, au niveau du Pont du Breuil). L’objectif : limiter l’empreinte environnementale des chantiers tout en assurant un réseau routier durable, plus sûr pour les usagers et adapté aux enjeux climatiques.
L’agence Eurovia de Saint-Brieuc a été mandatée pour réaliser ces opérations et eu recours à la solution Refresh, une technique de retraitement de chaussée de surface. Les interventions se sont déroulées en trois phases, avec fermeture des sections concernées : du 4 au 8 septembre à Trémeur, du 8 au 11 septembre à Lanrelas, puis du 15 au 17 septembre pour la pose du revêtement final. Afin de maintenir une continuité de trafic, le chantier a prévu des réouvertures temporaires permettant la stabilisation de la couche de base retraitée.
Les travaux ont été dimensionnés en fonction des contraintes propres à chaque secteur. A Trémeur, où circulent en moyenne 402 véhicules par jour dont 21 poids lourds, l’intervention a porté sur 8 500 m² de chaussée. À Lanrelas, plus fréquentée avec 826 véhicules quotidiens dont 38 poids lourds, ce sont 12 900 m² qui ont été traités.
Zoom sur la technique Refresh®
La méthode repose sur un procédé simple et durable : raboter la chaussée existante sur 4 cm, y ajouter une émulsion, puis réutiliser immédiatement ce matériau en le mélangeant et en le nivelant directement sur place, avant d’appliquer un nouveau revêtement. Ce procédé permet de recycler les matériaux in situ, réduisant ainsi les besoins en transport, la consommation d’énergie et l’utilisation de ressources naturelles.
Les résultats, confirmés par l’éco-comparateur SEVE-TP, sont significatifs par rapport aux techniques classiques de réhabilitation :
– 42 % d’émissions de gaz à effet de serre,
– 45 % de consommation d’énergie,
– 66 % de réduction des tonnes-kilométriques.