L’agence Eurovia de Juvignac contribue à la création d’un nouvel arrêt de tramway sur l’avenue Georges-Frèche à Lattes, près de Montpellier. Cette station, située sur la ligne 3 du réseau montpelliérain entre le chemin de Soriech et le chemin de Mas Rouge, constitue un véritable nœud stratégique pour la mobilité. Elle permettra de mieux desservir un quartier jusque-là peu connecté et bénéficiera à près de 3 000 habitants.
Mandatée par la Métropole de Montpellier et TaM, l’agence participe à ce projet qui répond à un engagement pris par la ville en faveur des commerces et entreprises implantés dans le secteur depuis la mise en service de la ligne en 2012. Située à 1,8 km de la station Pablo Picasso et à 600 m de l’actuelle station Boirargues (qui sera renommée Soriech), cette nouvelle desserte viendra compléter le maillage du réseau.
Les équipes sont mobilisées depuis août 2025 pour une livraison prévue en janvier 2026. Les travaux se déroulent dans un environnement particulièrement contraint : emprise réduite, présence d’une 2×2 voies et circulation du tramway en exploitation à proximité. Pour sécuriser les opérations les plus complexes et limiter les impacts, une coupure exceptionnelle de deux semaines est programmée pendant les vacances de la Toussaint.
Ce projet comporte plusieurs enjeux techniques. Les équipes doivent réaliser les massifs destinés à la ligne aérienne de contact, raccorder un réseau multitubulaire existant implanté dans l’axe des rails et gérer de nombreux réseaux en plateforme. La construction des quais nécessite l’installation de bordures massives (300 à 600 kg), posées avec une précision millimétrique pour garantir l’accessibilité des usagers.
Le chantier inclut également la création des abris de station et l’installation des distributeurs automatiques de titres de transport, dans le respect des exigences du client en matière d’alignement, de calepinage et de qualité des finitions.
Pour répondre à ces contraintes, les équipes ont innové en développant un chariot spécifique permettant de vérifier les tolérances en planimétrie et en altimétrie d’un simple coup d’œil, et en adaptant une ventouse sur la pelle mécanique pour poser les bordures directement sur les rails avec une précision millimétrique.
Le projet intègre aussi une dimension sociale avec une clause d’insertion de 900 heures. Pendant la coupure de la ligne, les équipes ont travaillé le samedi et une seconde équipe est intervenue en horaires décalés. La nuit, un sous-traitant réalisait des micropieux, le tout en coordination avec le lot systèmes.
Sur le plan environnemental, le chantier fait l’objet d’un suivi rigoureux avec des audits réguliers et des quarts d’heure spécifiques. De nombreuses actions concrètes sont mises en œuvre : utilisation de matériaux recyclés, tri avec benne 5 flux, distribution de gourdes et gobelets réutilisables. Le projet encourage également le covoiturage, l’usage du tramway et le recours à des fournisseurs locaux. Enfin, des expérimentations ponctuelles de matériels électriques ou fonctionnant au biocarburant complètent cette démarche. L’objectif est d’obtenir un label environnemental avec les mentions « économie circulaire » et « climat ».
Ce chantier illustre, par la mobilisation des équipes, une étape essentielle pour le développement du réseau de transport montpelliérain, au service d’une mobilité durable et de l’attractivité du territoire.